Introduction – BE

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Current state of restructuring in Belgium

As everywhere in Europe, Belgium has been deeply affected by the financial and economical crisis since its premise in 2008, even if, according to several criteria, Belgium faced it better, in comparison with other countries and with the European average. Today, the unfavourable European economic situation, and the recent Federal government measures of austerity impact the economic dynamism of the country, leading to a deep contraction of the GDP for the second quarter of 2012 and a forecasted stagnation of the GDP for the entire current year. The confidence index follows this trend for the Belgian businesses while it is in deterioration for the consumers.

Concerning the restructuring phenomenon – i.e. collective layoffs with or without bankruptcy – the Federal Employment Services figures show a slight improvement of the situation. Indeed, in comparison with the same period in 2011, the first half-year of 2012 is characterized by a 5% decrease of the number of workers concerned by a plan of collective layoff (first step of the information – consultation legal process) , and by a 6% decrease of the number of workers actually laid off (step 2). The following chart illustrates in absolute terms the numbers of workers concerned in the first half-year 2012. The monthly fluctuation is similar to 2011.

 

Data : Federal Public Employment Service

Data : Federal Public Employment Service

 

Inversely, the evolution of the bankruptcy figures seems to be a bad omen for the future of the Belgian Economy. Indeed, the number of bankruptcy during the first 8 months of 2012 reached an unprecedented level: 6.764 companies where pronounced in Bankruptcy during that period, while for the entire 2011, the number was “limited” to 6.444. Moreover, the situation is quite probably getting worse: in August, the number of bankruptcy increased by 31,37%, in comparison with August 2011. Further than figures, the nature of failures is maybe in a process of major change: while the previous bankruptcies were concentrated to retailers and weak businesses, the crisis seems now to provoke bankruptcies in series : retailers – wholesaler – supplier…

At regional level, we notice that the richest region, the Flanders, where more or less 60% of the companies are concentrated, continues to pay a heavy price of this crisis since, for the last 8 months, the increase of bankruptcies reaches 9,5% in that area, while the rise is by 2,77% in the Brussels Region and that, inversely, the number of bankrutcy in Wallonia, decreased by 2,4%. Likewise, the number of information-consultation processes during the first half-months of 2012 concerned the Flanders in 77,7% of the case, while the figures was 59,5% during the same period in 2011.

Currently, the restructurings phenomenon is more and more in the headlines of the regional and national newspapers. These last weeks, the media coverage were focussed on the following big (threats of) restructurings :
• the closure of the hot phase of Arcelor – Mittal in Liège
• the restructuring of the bank company Dexia
• the restructuring of the car factory Ford in Genk
• the restructuring of the public national railway company
• the restructuring of the Caterpillar company in Charleroi
• the closure of the Carsid metal company in Charleroi


État de la restructuration en Belgique

Comme toute l’Europe, la Belgique a été touchée dès 2008 par la crise économique et financière mondiale avec toutefois un impact moindre que la moyenne européenne. La conjoncture européenne défavorable, ainsi que les récentes mesures d’austérités prises par le Gouvernement fédéral ont eu un impact sur son activité économique, entrainant une nette contraction de son PIB lors du deuxième trimestre de l’année 2012. Cette stagnation de la croissance, dont le bureau du plan prévoit la fin dès ce troisième trimestre, a entraîné une stagnation de l’indice de confiance des entreprises belges et une déterioration de celui des consommateurs.

En matière de restructurations (licenciements collectifs avec ou sans faillite), les données du Ministère fédéral de l’Emploi témoignent d’une stabilisation de la situation puisque comparativement au premier semestre 2011, le premier semestre de 2012 se caractérise par une décrue de 5% du nombre de personnes concernées par une annonce de licenciement collectif (phase 1 de la procédure d’information consultation) ; et de 6% du nombre de personnes effectivement licenciées (phase 2). Le graphique ci-dessous illustre en terme absolu le nombre de travailleurs concernés par une annonce (colonne foncée) et par une notification (colonne claire) de projet de licenciement durant le premier semestre 2012. La variation mensuelle est similaire à 2011.

 

Données : SPF Emploi

Données : SPF Emploi

 

Au niveau régional, on constate que c’est la Flandre, où se situent environ 60% des entreprises belges, qui paie le plus lourd tribu puisque l’augmentation du nombre de faillite y est de 9,5% alors que pour Bruxelles, le chiffre est de +2,77% et qu’en Wallonie, le nombre de faillites à diminué de 2,4%. De même, le nombre de procédures d’information-consultation durant le premier semestre 2012 concerne également la Flandre dans 77,7% des cas, alors que cette région – la plus riche du pays – n’était concerné que dans 59,5% des cas pour la même période en 2011.

Par contre, certains signes sont de mauvais augure pour l’économie belge. Ainsi, le nombre de faillites a atteint durant le début de l’année 2012 un niveau jamais vu : 6764 faillites ont été prononcées sur les 8 premiers mois alors que l’ensemble de l’année 2011 n’en avait connu « que » 6.444. Pire, la situation semble s’aggraver puisque pour le seul mois de août, 582 entreprises ont fait faillite, soit 31,37% de plus qu’au mois d’aout 2011. Au delà des chiffres, c’est la nature même du processus qui semble évoluer : Alors qu’elles concernaient auparavant les petits détaillants et autres structures fragiles, on constate depuis peu une spirale négative de faillites en cascade : détaillant – grossistes – fournisseurs.

Des restructurations emblématiques

La thématique de la restructuration est toujours largement abordée par les médias nationaux et régionaux. Les principales dernières (menaces de) restructurations médiatisées sont :
• la fermeture de la phase à chaud d’Arcelor-Mittal à Liège
• la restructuration de l’entreprise bancaire Dexia
• la restructuration de l’usine Ford à Genk
• la restructuration de la Société Nationale des Chemins de fer Belges
• la restructuration de l’usine Caterpillar à Charleroi
• la fermeture de l’usine Carsid à Charleroi